Dimanche 12 juin 2022

UN DIMANCHE SANS FRONTIÈRE
Dimanche 12 juin 2022
Hameau de Collonges
entre 5 et 20€

Lien vers la billetterie

15h : « HERE AND NOW » – les pratiques spectaculaires de Xavier Constantin – Cie Inhérence
5€ pour tout le monde

 
©Anthony Prosper

créé et interprété par Jean-Charles GAUME
Circus Talk Show – humour en bien-être

Sous la forme d’un « circus talk show », Jean-Charles GAUME, alias Xavier CONSTANTIN nous partage ses enseignements. Vous y découvrirez le Parasparopagraho Jivanam Yoga, le bol de Parshvanath et les nombreuses autres pratiques qu’il développe pour son bonheur mais avant tout pour le vôtre !

Here & Now interroge avec humour la place du bien-être dans notre société, à travers le développement des nouvelles thérapies et pratiques de soin alternatives.
Elles sont nombreuses, sommes-nous plus heureux pour autant ?
Ou n’avons-nous jamais été aussi mal ?

À travers une mise en scène de la pratique des arts du cirque comme outils de développement personnel, Here and Now pointe les dérives et les paradoxes de ce nouvel engouement.

Entre la sincérité du personnage et l’ironie de l’auteur, l’humour de cette pièce amène chacun à considérer un instant, son propre rapport au bonheur et à en rire peut-être…

Pour en savoir plus sur la Cie Inhérence

16h : goûter après le spectacle

16h30-19h : La ronde des soli
5€ / 10€ / 15€ au choix / gratuit pour les moins de 18 ans
Jauge limitée : bien penser à réserver un des 3 groupes pour organiser la circulation des festivaliers dans le village

Sophie Agnel – corps à corps avec un piano augmenté

 
©Pierre Gondard

Après quelques années de recherche, le piano de Sophie Agnel s’est stabilisé sur un fil d’une infinie fragilité. Pour preuve, elle passe la plupart de ses concerts debout, penchée en équilibriste sur les entrailles de son instrument, lui triturant les cordes pour qu’il crache jusqu’à la dernière goutte de son. Ce corps à corps, elle en maîtrise les moindres recoins et le transfigure en un art intransigeant et subtil. Et puis parfois, au milieu de ces textures abstraites, une note. Pure. Comme pour donner l’échelle, la profondeur de champ et la mesure d’un univers sans concession mais dont la beauté est omniprésente. Il faut certes perdre quelques a priori sur ce que c’est que « jouer du piano » et accepter que le clavier n’en soit qu’une partie émergée. Ce n’est pas si compliqué et une fois ce petit effort accompli, le monde qui s’ouvre est sidérant. Les frottements de cordes, les résonances, les effleurements des étouffoirs, évoquent un paysage musical où le temps suit un déroulement bien singulier et où l’espace est rempli de sonorités inouïes.
Texte d’Adrien Chiquet

Site de Sophie Agnel


Belisama – solo pour métal percuté, par Camille Emaille


©Fabio Lugaro

Percussionniste originaire d’un village du mercantour dans les Alpes Maritimes, Camille Emaille a fait ses études classiques aux conservatoires de Nice et de Strasbourg avant de rejoindre la Musik Akademie de Bâle (Suisse) pour se perfectionner en musique contemporaine et en improvisation avec Christian Dierstein et Fred Frith où elle obtint une licence de percussion mention excellence en 2018. En 2016, elle a également était étudiante invitée au Mills College d’Oakland (Californie) où elle a pu, notamment, travailler avec Roscoe Mitchell et William Winant. En 2017 elle sort son premier disque en solo BEKKOS sur le label portugais Creatives Sources Recordings.

Considérant sa pratique musicale artistique comme des composants du monde et de la vie, des cellules de toute chose, indépendamment d’un temps et d’un lieu fixés, elle a développé des projets « hors cadre ». Le collectif #, dont elle fût membre organisatrice et musicienne, produisait des concerts « sauvages » dans des lieux habituellement fermés d’accès au public mais dont l’histoire et l’acoustique sont fortes. En octobre 2015, elle a organisé la première édition du festival de musiques libres, traditionnelles et expérimentales MYOSOTIS dans une ancienne synagogue désacralisée en Alsace. Elle collabore avec différents artistes travaillant avec vidéo, théâtre d’ombres et de marionnettes (Aurore Emaille pour le Spectacle Fontanalbe) et joue en duo avec la clarinettiste Xavière Fertin (duo OXKE FIXU), avec le saxophoniste américain Tom Weeks et le saxophoniste/clarinettiste suisse Hans Koch ainsi qu’en quintet avec son groupe ESCARGOT

Site de Camille Emaille


Pascal Battus – parcours d’écoute individualisé autour d’une table sonore et parcours autour de diverses installations artistiques

 
©Mathieu Chamagne
©Bertrand Gauguet

Les massages sonores présentent une pratique inédite de l’art sonore.
Tout est affaire de confiance. Vous vous en remettrez entièrement à des spécialistes des sons, qui pénétreront au plus profond de vous à l’aide d’ondes sonores inouïes, mais pourtant très familières.
Ces sons acoustiques, quasi-inaudibles, issus d’objets du quotidien, sont produits par un musicien au plus près voire à l’intérieur même de l’oreille d’un auditeur, bouleversant radicalement son écoute spatiale et intérieure. En abolissant la distance, en pénétrant dans l’intimité de votre boite crânienne, un jeu de microscope se met en place : l’abandon va de soi.
Ce véritable mini-concert acousmatique en direct (vous ne verrez rien), d’environ 7 minutes, réveillera en vous la sensation d’une vie nouvelle des sons. L’histoire de la musique n’a plus aucune utilité : reste la vie des sons et vous.

Pour en savoir plus sur les massages sonores


Des surprises à la carte jalonneront ce dimanche à la campagne :

Cinéma pour l’oreille

La persistance reptilienne de Liz Racz – installation strobo-animée


Notre perception du mouvement par la persistance rétinienne est aujourd’hui contestée scientifiquement au profit de processus de mémorisation complexes de notre cerveau. C’est à ce phénomène et, au-delà de ce phénomène, aux mythes sur lesquels nous appuyons nos croyances, que Liz Ràcz s’intéresse dans cette exposition.
Partant de la persistance rétinienne, Liz aborde ainsi la persistance de fausses croyances, à l’instar de ce «cerveau reptilien» qui serait à l’origine de nos instincts de survie les plus basiques.
La Persistance Reptilienne, dispositif cinétique strobo-animé et dessins grands formats, est une réflexion autour de la perception du mouvement, tant dans l’espace que dans la transmission des idées.

Pour en savoir plus sur Liz Racz et ses projets

Installation Creep – Jérôme Noetinger & Liz Racz


©Noid

L’inscription d’un geste répété sur une feuille de papier s’enregistre dans le continuum d’une boucle magnétique. Une inscription du son et du dessin pendant deux heures.Puis les traces restent visibles pendant encore une heure.
Liz Ràcz dessine sur un rouleau de papier qui se déploie au fur et à mesure de l’action. Un geste singulier qui lentement se révèle. Jérôme Noetinger enregistre sur bande magnétique ce geste pour le fixer, le répéter, le transformer… Une auscultation du détail.

Performance Lucy Luke et son ombre


Performance les onctualités du Facteur-Poney

 
©Chloé Charbonnier

Têtes-à-têtes de lecture à ondes ultra-courtes.
(Sur la route, au verger & entre les spectacles.)


19h : BLURT
0€ (si ronde des soli déjà réservée) / 5€ / 10€ / 15€ au choix
Gratuit pour les moins de 18 ans

 
©Eddy Gabriel

Le trio est intimement lié à la personnalité charismatique de son fondateur Ted Milton, saxophoniste et poète, originalement marionnettiste. Créé en 1979 en Angleterre, Blurt s’est très vite taillé une place à part dans le bouillonnement britannique des années punk, un espace plus « arty », moins brutal (bien que furieusement électrique et minimaliste), plus poétique, flirtant avec le dadaïsme.
Blurt s’aventure là où free jazz et art-rock se retrouvent dans un format punk.
Saxophone aux mélodies abrasives, voix craquelée et poésie enragée, rythmique à la fois basique et syncopée, guitare acérée.
Les compositions sont principalement basées sur des phrasés de guitare et/ou sax simples, répétitifs et minimalistes, mais peuvent aussi explorer des univers plus abstraits, et servir ainsi de toile de fond à la poésie existentialiste de Ted Milton.
En concert, s’ajoute aussi le plaisir de voir sur scène ses gesticulations et mimiques les plus fantasques.

Distribution:
Ted Milton : voix, sax alto
Steve Eagles : guitare
Dave Aylward : Batterie